TARRAÔ

Fabien Labonde 2007

TARRAÔ c'est le titre de mon nouveau projet, où se mêlent electroprog, celtique contemporain et grosses guitares. Ou comment fabriquer du folklore en 2007 ...
 
TARRAÔ, c'est d'abord un mot du dialecte gallo (la langue qu'on parle en Haute Bretagne) du 19ème siècle
et qui servait à décrire le vacarme que faisait la foule
quand les musiciens d'une soirée dansante
présentaient une fusion de genres musicaux un peu trop ambitieuse...

Fidèle à mes habitudes, j'ai branché mes synthés, accordé ma basse et ma guitare, échantillonné des sons d'un peu partout, mais pour ce chantier celtophonique il me fallait une troupe ... une horde ... une meute !!!

J'ai donc fait appel à :

François Bloque, le magicien des instruments à vents, le seul qui pouvait donner au projet une véritable couleur folk. Au programme : flûtes irlandaises (tin et low whistles), bombarde bretonne et bombarde renaissance, chalémies, dulcian (basson renaissance) et graïle (hautbois occitan). François est aussi saxophoniste dans Sauta Bari et Alcary Nine. L'enregistrement s'est fait à Toulouse en juillet 2006.

Delphine et son alto dans deux morceaux

mais aussi des guitaristes

un différent par morceau : dans l'ordre ... Hervé Pfeiffer (Conscience) pour son gros mi, Aldric de Montfort (Aching Beauty) pour sa polyvalence, Virgile Fritsch (Warpzone) pour sa générosité (pas seulement musicale), Pierre Guillot  (Pipo & Elo, Rosa Luxemburg) pour sa folie sonore et Vincent Decitre pour l'intensité de son jeu guitaristique. J'avais déjà joué (ou pas) avec ces guitaristes, et je voulais absolument mettre en avant ces cinq personnalités dans l'album.

des compères claviéristes

Matthieu Marchand (t'as trouvé les accords de Dirt From A Holy Place ? lol), Olivier Cado (alias Gwened, le seul breton de la troupe)  et Matthieu Huck, le génie bordelais de Parallaxe.

et bien sûr :

Vincent Rémon (Aching Beauty), le complice de toujours, qui joue un duo de basses à lui tout seul (car il est très fort)
et
Aeslpix  pour les photos.

Tout ce beau monde est bien sûr visible ici :

Écouter sur Bandcamp

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instruments à vent joués sur l’album par François BLOQUE

1 Low Whistle
Grande flûte irlandaise à 6 trous, faite d’un seul morceau de métal.

2 Chalémie Sopranino (en sol) et 4 Chalémie soprano (en ré)
C’était d’abord l’instrument de la musique militaire des Sarrasins (comme les crêpes). Très fréquent dans les ensembles d’instruments à vent à la Renaissance. A cette époque, les instruments n’avaient pas encore de clés et n’étaient pas tempérés. On ne peut donc jouer qu’un certain type de gammes, et selon la température et l’humidité, l’accordage n’est pas des plus faciles. Les époques suivantes (Baroque, Classicisme) introduiront le hautbois moderne et ses dérivés (cor anglais, hautbois d’amour) et feront oublier la chalémie.

3 Bombarde Bretonne
Instrument traditionnel dont on trouve des traces de Chine jusqu’en Afrique du Nord, aujourd’hui représentatif de la Bretagne s’il en est (avec le biniou kozh). Le talabarder (joueur de bombarde) doit avoir du souffle, car avec une anche double ce n’est pas simple de sortir un son net. D’où un rendu très clair, très puissant.

5 et 6 Tin Whistle 
Petites flûtes irlandaises (tin whistles) à 6 trous. Il en existe en ré, en sol, en do, en fa, selon la tonalité de base choisie.

7 Bombarde Renaissance
Très répandues à la Renaissance, les bombardes ont été adoptées dans les régions de l’ouest et donc réadaptées (voir 3 et 8).

8 Graïle Occitan
C’est un instrument traditionnel du Tarn à anche double, touré dans du buis. La bombarde bretonne et le graïle seraient les deux seules subsistances en France des bombardes et autres ancêtres traditionnels du hautbois.

9 Dulcian (XIVe siècle)
un ancêtre du basson, remarquez que le pavillon se trouve vers le haut, contrairement à tous les autres instruments de la photo. La partie métallique en bas sert à cacher une clé qui permet de boucher le trou le plus bas (caché lui aussi). Le clétage ayant depuis évolué, on a aujourd’hui des bassons à 25 clés.

 

 

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