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Actéon - d'André Arbus

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Actéon, c'est un chasseur qui a eu le malheur de surprendre Artémis, déesse de la chasse, prenant son bain. Bref, vous l'avez compris, elle l'a mal pris et a transformé Actéon en cerf. Le malheureux archer n'a pas eu le temps d'achever sa métamorphose que ses chiens l'avaient déjà dégusté.  Eh voilà, maintenant j'ai envie d'un steak, c'est malin. De retour à leur caverne,  les chiens attendaient le retour de leur maitre... que Chiron son mentor remplaça par une statuette à son effigie. 
Un bronze d'André Arbus (1963) vu au musée de la Nature et de la Chasse.


Pénélope - d'Antoine Bourdelle
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Vingt ans. Elle aura attendu vingt ans la Péné. Ulysse a fait la Guerre de Troie pendant 10 ans et s'est perdu encore 10 ans avant de retrouver Ithaque. Il faut dire que Poséidon avait mis un certain nombre d'obstacles sur son chemin. Pendant ce temps-là, elle s'occupait comme elle pouvait... parait qu'elle bossait chez Phildar... Antoine Bourdelle n'a pas cherché ses modèles bien loin... la tête est celle de son épouse et la posture, celle de sa maîtresse.
Un bronze d'Antoine Bourdelle (1912) vu au Musée Bourdelle.


Figurine d'hippopotame
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Les Égyptiens avaient peur des hippopotames du Nil, et donc le vénéraient, histoire de... Pas fous, les Égyptiens !  Comme il vivait dans l'eau, c'était aussi un symbole de vie, un dieu protecteur des accouchements, et une protection pour l'au-delà, ce qui fait qu'on a trouvé ces figurines dans des tombeaux. Mon seul dessin plus grand que l'objet original qui plafonne à 5 centimètres grand max. Petit Noun !
Une terre cuite peinte qui date d'il y a 4000 ans, vue au Musée du Louvre


Bouddha  d'Ayutthaya
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Ayutthaya, c'était la capitale du Siam... Imaginez une île couverte de temples de bois peint, de tissus, de stuc, de fleurs  et de beaucoup d'or... On est au temps de Louis XIV, qui d'ailleurs y avait été invité. Mais alors, pourquoi ces ruines ?
Parce que les Birmans ont tout cramé, ont tranché la tête des centaines de Buddhas et finalement, ça m'arrange, parce que je ne sais pas dessiner les têtes. N'empêche, depuis, les Birmans sont devenus bouddhistes...  Tout ça pour ça.
Une statue  vue à Ayutthaya


Hercule et l'Hydre de Lerne - de Gustave Moreau
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Gustave Moreau a fait plus de 300 dessins d'Hercule (et le Lion de Némée, et les oiseaux du lac Stymphale, et le Sanglier d'Érymanthe, et la biche de Cérynie, Hercule font du ski...). Il a l'air fier le gars Hercule. Il croit sûrement que tuer l'Hydre de Lerne est une partie de plaisir, alors que c'est quand même la sœur de Cerbère et du Sphinx, tous enfants de Typhon (ou Taï Phong aussi)... Il ne se doute pas qu'à chaque fois qu'il tranchera une de ses neuf têtes, il en repoussera trois pour le prix d'une. Faut dire qu'Hercule, c'est l'homme le plus fort du monde, pas le plus malin.
Un dessin à l'encre (1876) vu au Musée Gustave Moreau


Le Rhinocrétaire - de Lalanne
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Un secrétaire, ça sert à ranger des secrets. J'ai adoré le mien. Quand le secrétaire est un rhinocéros, les secrets sont bien gardés. Celui-ci, exposé au Musée des Arts Décoratifs, est l'œuvre de François-Xavier Lalanne, un sculpteur auquel aussi on doit un homme à la tête de chou. Un très bel objet, Maryse, très pratique vu que les œuvres de ce musée sont décoratives mais pas seulement... c'est le musée des chaises, des fourchettes, des  bureaux et des radiateurs. Njut !
Un meuble de bois et laiton (avec une vraie corne) de François-Xavier Lalanne (1966) vu au Musée des Arts Décoratifs


Tea Time
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C'est l'heure de la pause.


Le dénicheur de moineaux - de Jean-Baptiste Pater
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Attention censure... Cette dame-ci porte toute son attention au petit oiseau de ce monsieur-là, c'est un tableau très très coquin de Jean-Baptiste Pater (et trois avés), un élève de Watteau (Watteau). Évocation galante des scènes de la vie rurale, le tout dans des habits pleins de plis (c'est relou à dessiner les plis).
Un tableau (+/- 1730) vu au Musée Cognac-Jay


Et tu danses, danses, danses
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En voilà une belle danseuse céleste. Dans la série j'apprends un mot : ceci est une antéfixe. Ça sert à caler les tuiles. Au faîte, c'est très joli. Celle-ci est au Musée Guimet et provient d'un temple Cambodgien aujourd'hui en ruines, qui a servi de modèle à Angkor.
Une sculpture en grès d'il y a mille ans, vue au Musée Guimet


Le Faucheur - d'Eugène Guillaume
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Pendant que je croquais ce faucheur, deux mamies discutaient : "Quelle idée de faucher tout nu ! Bon, il se protège un peu quand même... C'est pas désagréable aux yeux...". Je ne sais pas si le sculpteur bourguignon Eugène Guillaume s'y attendait. Un nom que je ne connaissais pas, il a cependant orné le Louvre, la Fontaine St-Michel et la façade de l'Opéra de ses statues alors il est loin de nous être étranger finalement.
Un bronze d'Eugène Guillaume ( 1849) vu au Musée d'Orsay


Soldat - de Gustave Moreau
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Le tableau s'appelle Tyrtée chantant pendant le combat. Je ne sais plus qui combattait contre qui, mais ceux qui devaient gagner ont envoyé Tyrtée, un vieux prof borgne, boiteux et moche pour galvaniser les troupes de ceux qui devaient perdre - pour se moquer d'eux parce qu'ils avaient demandé un poète - et finalement ceux qui devaient perdre ont gagné. Oui, je sais, je raconte mal, mais je vous les livre les mots un peu comme il me viennent. Bref, ce n'est pas Tyrtée que j'ai représenté mais un soldat mourant qui visiblement, regrette que Tyrtée ne soit pas intervenu plus tôt. Les femmes se plaisent, disait Tyrtée, à contempler le jeune homme resplendissant et debout : il n'est pas moins beau lorsqu'il tombe au premier rang. Mouais... Ce n'est pas moi qui le dis, mais Châteaubriand.
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Déçu par ce dessin, je l'ai recommencé après un peu plus de boulot sur les proportions.
Un tableau (commencé en 1860, toujours inachevé 38 ans plus tard à la mort du peintre) vu au Musée Gustave Moreau


La Femme au chat - d'Adolphe Willette
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Willette, c'est Montmartre, la Commune, la Cigale, Le Moulin Rouge et bien sûr le Chat Noir. Pour changer, en voilà un blanc.
Un tableau (1883) vu au Musée de Montmartre


Morning - de Dod Procter
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Belle Endormie, n'est-il pas ? Dod  Procter était peintre, elle est venue s'installer à Paris en 1910 pour apprendre auprès des Impressionnistes. Elle a peint ici la fille d'un pêcheur des Cornouailles. La presse s'est entichée de la peintre, s'est emparée du tableau et Procter s'est retrouvée à peindre des dizaines de jeunes filles endormies. Prisonnière du buzz...
Un tableau vu à la Tate Modern de Londres
 

Le Dieu de la Rivière
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Laissez moi vous présenter le Dieu de la Rivière...  Bon, je n'en sais pas vraiment plus sur lui. On l'a trouvé dans les ruines d'un temple d'une société secrète sur les bords de la Tamise.  À cause de la montée des eaux, le plancher du temple était régulièrement surrélevé et des ornements se sont vite retrouvés dans le sous-sol... Où comment devenir le dieu de la rivière souterraine...
Un marbre du IIème siècle vu au Museum of London


Porteuse d'eau
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Après le Dieu de la Tamise, voici une porteuse d'eau... Cette page n'obéit à aucun ordre mais là au moins c'est logique. Zadkine a d'ailleurs étudié à Londres. Mais aussi aux Beaux-Arts à Paris, comme quoi y'a pas de règles. Difficile donc de savoir  où cette cruche est allée à l'eau, d'autant plus qu'elle est en noyer... C'est ballot.
Une sculpture sur bois de noyer (1923) vue au Musée Ossip Zadkine


Adam - de Gustave Moreau
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Adam, Adam, rien n'est moins sûr, je vois plus des rubans qu'un serpent... l'œuvre n'est pas titrée et je ne l'ai pas retrouvée dans l'inventaire des dessins. Le dessin original est plié dans un panneau que le Musée ouvre très rarement... Ça pourrait aussi bien être Jésus, Jason, Saint Sébastien, Orphée, Narcisse  ?
Et puis Adam avec un nombril, franchement...
Un dessin vu au Musée Gustave Moreau


Beethoven - d'Hugo Höppener dit Fidus
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"De tous les créateurs dont les chefs-d'œuvre défient le temps et modèlent le visage de notre société, Ludwig Van Beethoven est certainement celui dont chacun d'entre nous recrée  pour son propre compte avec le sentiment de la plus absolue certitude." Boucourechliev. Rien à ajouter.
Bon, si, d'accord. Fidus faisait des dessins hyper Art-Nouveau, complètement hallucinés, psychédéliques avant l'heure. Représenter Beethoven comme un génie tout-puissant et imperturbable  c'est sûrement faux, mais visuellement, ça marche !  En voyant son regard ici, j'entends des cuivres et des timbales, et vous ?
Un dessin de Fidus, vers 1888, vu à la Philharmonie de Paris


Berthe Morisot étendue - d'Édouard Manet
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J'ai lu que ce portrait était un des plus aboutis du XIXème siècle. Je n'en sais rien moi. Mais ce qui est sûr, c'est que la virtuosité de Manet est partout. Le rouge et le noir de Vélasquez sont bien là aussi.  Manet, il la connaissait bien la Berthe. Elle était peintre, aquarelliste, elle a été son modèle pendant 6 ans, elle a épousé son frère. Elle a exposé au Salon Académique puis à tous les Salons Impressionnistes. Le tout sans jamais avoir été aux Beaux-Arts parce qu'on n'y enseignait pas aux dames. Ça ne l'a pas empêchée de prendre des cours particuliers avec Corot. Na ! 
Un tableau (1873) vu au Musée Marmottan-Monet


Léda et le Cygne - de Gustave Moreau
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Elle n'a pas eu de chance Léda... D'abord, elle a attiré les faveurs de Zeus (c'est lui, là, métamorphosé en cygne, qui l'a déflorée), ce qui immanquablement attire la jalousie d'Héra. Ensuite, elle a accouché de deux oeufs, un de Zeus et un de son mari, le roi de Sparte. Parmi ses enfants, les célèbres Hélène de Troie, Castor et Pollux. Mais ce n'est pas ça qui l'aida, Léda !  Elle n'a jamais pu légitimer son union avec Zeus, et encore aujourd'hui elle lui tourne autour . Comprenez : Léda est le nom d'un satellite de Jupiter. Castor et Pollux, quant à eux, forment la constellation des Gémeaux.
Un magnifique carton vu au Musée Gustave Moreau


Nymphéa - de Gaussé
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Il existe  à Clichy un parc assez sympa. Un mini parc Montceau. Quelques rares statues attirent l'œil, particulièrement cette Nymphéa. Je n'ai rien  trouvé sur le sculpteur, mis à part son nom : Gaussé. Ce qui est toutefois assez flou. On en sait un peu plus sur le parc, légué à la ville par la veuve de Léo Delibes, compositeur clichois.
Une sculpture vue au Parc Salengro


Les filles de Thespius - de Gustave Moreau
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Héraclès est l'homme le plus fort du monde mais pas le plus futé... aussi, quand Thespios l'invite à passer 50 nuits avec sa fille pour le remercier d'avoir sauvé sa cité d'un lion dangereux, Héraclès ignore que Thespios a 50 filles et qu'il désire une armée de 50 soldats ayant hérité de la force de leur père. Héraclès honora les 50 sœurs sans s'apercevoir de rien.
Dans la version de Gustave Moreau, Héraclès doit s'unir avec les 50 filles en une nuit et sur le tableau, ça le laisse perplexe... d'autant qu'il n'a que 18 ans lors de cet épisode. Voici un nu féminin,  un des nombreux travaux effectués avant le tableau, sur lequel Gustave Moreau a passé 30 ans...
Un dessin vu au Musée Gustave Moreau


Europe - de Gustave Moreau
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Europe ne peut détacher son regard de ce taureau blanc. Il faut dire qu'il s'agit d'une des nombreuses métamorphoses de Zeus. Pour la protéger de son épouse jalouse Héra, il l'emmène à travers les flots de la Méditerranée sur l'île où il a passé son enfance, la Crète. Comprenez par là que l'Europe est placée sous la protection du plus puissant des Dieux. Leur fils Minos, fera parler de lui dans toute la Crète et au-delà.
Un dessin vu au Musée Gustave Moreau


Narcisse (1) - de Gustave Moreau
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Narcisse, c'était un gars du genre à s'envoyer des fleurs. Beau et fier. Il éconduisait nymphes et jeunes gens. C'est lui qui a repoussé les avances de la nymphe Écho et poussé son soupirant Ameinias au suicide : Narcisse ne pouvait aimer que lui-même. Ou sa propre image. Image reflétée par l'eau d'une source, près de laquelle il se figea sous la forme d'un narcisse, ne pouvant vivre d'autre passion il mourut à se mirer.
Un dessin à la pierre noire vu au Musée Gustave Moreau


Narcisse (2) - de Gustave Moreau

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Un dessin à l'encre vu au Musée Gustave Moreau


Centaure Mourant -  d'Antoine Bourdelle

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Bourdelle savait que si les artistes ne représentaient plus de figures mythologiques, plus aucun adulte ne raconterait de mythes aux  enfants, et ce serait la mort de la mythologie. Ce Chiron mourant en est la parfaite illustration.
Cependant, Chiron (qui a beaucoup appris à Jason, Héraclès, Achille, Actéon...) était immortel... alors que lui est-il arrivé ? Il a reçu une flèche perdue d'Héraclès qu'il aidait justement à combattre d'autres centaures. Condamné à une douleur sans fin, il reçut de Zeus le droit de pouvoir  quitter ce monde... il serait devenu la constellation du Sagittaire.
Un plâtre (que j'ai eu beaucoup de mal à dessiner) vu au musée Antoine Bourdelle


Vénus -  de Christophe-Gabriel Allegrain

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Une Vénus qui sort du bain et se sèche... C'est drôle vu qu'elle est née dans l'eau, déjà adulte et nue. Le temps passant, on dirait bien qu'elle est devenue frileuse et un tantinet pudique. Ce qui ajoute un certain nombre de plis difficiler à sculpter comme à dessiner ! Une déesse de la beauté représentée plutôt comme une femme naturelle avec son sourire malicieux et des bourrelets, disait-on lors de la première exposition de cette sculpture. Une grande beauté, c'est sûr. Pour compenser, j'ai raté un pied et un genou.
Un marbre de Christophe -Gabriel Allegrain, vu au Louvre


Porteur de farine - de Louis Carrier-Belleuse

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 Mon premier moustachu. Auparavant, les peintres ne peignaient que des  saints, des riches ou des dieux. Ce qui réduisait considérablement le nombre de sujets finalement. Merci au XIXème siècle d'avoir permis l'apparition sur les toiles de personnes qui ressemblent plus aux ancêtres de ceux qui vont les voir dans les musées bien des années plus tard. Ce fort des Halles n'est pas fatigué de se coltiner son sac de farine depuis  1885. Coltiner, parce que le chapeau plat sur lequel ils posaient leur charge s'appelle un coltin. Le peintre, Louis Carrier-Belleuse, est assez récent pour être vu avec tabouret et chevalet sur des vieilles photos parisiennes. 
Une huile sur toile vue au Petit Palais


Le Bel Costumé - de Jean Dubuffet

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Un Américain à Paris... Ce danseur aurait dû se retrouver à Washington dans un ensemble de plusieurs personnages, mais le projet n'a jamais abouti. L'avantage, c'est qu'il existait une maquette originale de 1973 taillée dans du polystyrène, on a donc pu mouler en résine un grand format (4 mètres) vingt-cinq  ans après la mort de l'artiste. Ce qui est commode, pour un Dubuffet.
Ce style, fait de bleu, rouge et blanc cernés de noir a été décliné en petits dessins au feutre, vêtements, décors  et même en bâtiments de plusieurs milliers de mètres carrés. Carrés, mais sans le moindre angle droit.
Un moulage en époxy peint de Jean Dubuffet (1998) vu au Jardin des Tuileries


Cincinnatus - de Denis Foyatier

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Cincinnatus, c'était un mec qui voulait seulement labourer sa terre et qu'on ne l'embête pas. Cependant, à deux reprises, sous prétexte qu'il était excellent magistrat, fin stratège et plutôt habile à convaincre les foules, Rome lui donna les pleins pouvoirs (ça s'appelait une dictature, et ça a duré 16 jours suivis de l'abdication de Cincinnatus). Aujourd'hui, on n'en fait plus des comme ça. Des dictatures je veux dire...
Cincinnatus est donc devenu un symbole du sens des responsabilités dénué de toute volonté débile de régner toute sa vie et de cumuler les mandats. C'est un des premiers surnoms d'Edward Snowden aussi.
 Un marbre de Denis Foyatier (1833) vu au Jardin des Tuileries


Flore caressée par Zéphyr - de François Gérard
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 Zéphyr, c'est le vent de l'Ouest. Dans le tableau de François Gérard, il semble cependant venir d'un peu partout et sa caresse est invisible ... Flore, absolument pas invisible et qui n'a rien à cacher, se laisse chatouiller en multipliant tout autour d'elle des fleurs plus vraies que nature. On n'est pas encore en 1800 et pourtant ce globe sur lequel elle s'ébroue m'évoque déjà Magritte. Du pur génie...
À part ça, le Gérard, il peignait surtout des portraits à la cour, donc des gens franchement habillés.
Ah oui, Zéphir, ça existe aussi avec un i, mais c'est le singe de Babar.
Une huile sur toile de François Gérard (1787), vue au Musée de la Vie Romantique


Renoir - de Frédéric Bazille
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Il s'agit de mon premier Renoir. Mais pas d'un Renoir.
Les modèles, ça coûte cher. C'est pourquoi Renoir et Bazille, colocataires rue de la Condamine avaient pris l'habitude de se peindre l'un l'autre. Ici à larges touches, que j'ai bien bien envie de réessayer au pastel. Dans tous les cas, je dois le refaire, il n'est vraiment pas assez ressemblant...
On a peu de toiles de Bazille, le seul impressionniste à être né riche et mort jeune (28 ans).
Une huile sur toile de Frédéric Bazille (1867), vue au musée d'Orsay


L'âge d'airain - d'Auguste Renoir
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 Les boulets...  !
Auguste Rodin présentait ici sa première grande œuvre. Il rentrait d'Italie, et comptait bien devenir célèbre, d'autant plus qu'il avait déjà 37 ans... Il choisit pour représenter l'âge de bronze un soldat de 22 ans comme modèle, sans le moindre attribut préhistorique. Le nu, rien que le nu. Au final, il ne devra rester que de la matière et de la lumière. Il l'expose au Salon des Artistes français de Paris et là... 
La moitié des observateurs ne veut pas comprendre, s'interroge : qui est-ce ? Pas de lance, de peau de bête... allez savoir (les boulets !). L'autre moitié hurle à la tricherie : un corps si parfait a forcément été directement moulé sur ... tenez-vous bien ...  un cadavre (oui oui ... les boulets je vous dis !).
Rodin n'obtiendra pas de commande avant 3 ans, il ne pourra pas se payer autre chose qu'une écurie humide dans le 13ème pour entreposer ses fragiles sujets en terre, qui se fendront et éclateront hiver après hiver.
Merci les boulets s'il ne reste plus grand chose des débuts de Rodin.
Un bronze d'Auguste Rodin (1877) vu au Musée Rodin



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